Bahreïn : les colis au-dessus de 100 dinars sont désormais taxés, le DDP devient la norme
Depuis une décision publiée le 18 mai 2026 par la direction générale des douanes de Bahreïn, tout colis importé d'une valeur déclarée égale ou supérieure à 100 dinars bahreïnis entre dans le champ des droits de douane et de la TVA, et les vendeurs en ligne doivent basculer vers l'Incoterm DDP.
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La direction générale des Affaires douanières de Bahreïn, qui dépend du ministère de l'Intérieur, a annoncé le 18 mai 2026, via son centre de communication, une révision du traitement douanier appliqué aux colis postaux et express à destination du royaume. Jusqu'alors, une large part des petits envois passait sous le radar des formalités commerciales classiques ; ce n'est plus le cas au-delà d'un nouveau seuil.
Tout colis d'une valeur CIF déclarée égale ou supérieure à 100 dinars bahreïnis (environ 265 dollars) est désormais soumis au droit de douane standard de 5 % sur la valeur CIF, puis à la TVA de 10 % calculée sur la base CIF majorée du droit. Pour un envoi de 120 dinars, cela représente 6 dinars de droit puis environ 12,6 dinars de TVA, soit un coût rendu proche de 138,6 dinars, et le texte ne prévoit aucune période de tolérance avant application.
Les vendeurs et plateformes qui expédient vers Bahreïn doivent revoir leurs conditions de vente : passage de l'Incoterm DDU ou DAP à DDP, nomination d'un courtier en douane agréé localement pour dédouaner au nom du destinataire, et affichage des droits et de la TVA estimés dès le paiement en ligne. Les opérateurs déjà enregistrés à la TVA doivent en outre faire apparaître leur numéro auprès du National Bureau for Revenue sur la déclaration en douane.
La mesure vise avant tout le commerce électronique transfrontalier, mais elle s'applique à tout envoi commercial de faible valeur, y compris les échantillons et les petites commandes groupées expédiées hors fret maritime classique.
Ce que cela change pour un importateur
Pour un importateur qui fait venir des échantillons, de petites séries ou des commandes B2C depuis la Chine vers Bahreïn, chaque colis au-dessus de 100 dinars génère désormais droits et TVA, et suppose un courtier en douane local déjà nommé avant l'expédition. Sorva ajuste avec ses clients l'Incoterm retenu avec l'usine chinoise, aide à identifier un courtier bahreïni fiable et intègre cette ligne dans le calcul du coût de revient débarqué, sans se substituer au courtier ni au destinataire final, responsables de la déclaration.
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