
Importer de Chine en Inde, au Pakistan et au Bangladesh en 2026
Importer de Chine en Inde, au Pakistan ou au Bangladesh part d'un socle commun, vérifier le fournisseur, valider un échantillon, contrôler avant chargement, mais diverge sur trois points : la certification produit, obligatoire côté BIS en Inde, la structure des droits de douane, et l'exposition de l'Inde aux enquêtes antidumping contre la Chine. Cet article réunit, point par point, ce qui est commun et ce qui ne l'est pas, sources à l'appui, au 27 septembre 2026, avec un renvoi vers le guide complet de chaque pays.
Ce que l'Inde, le Pakistan et le Bangladesh importent de Chine
L'Inde a importé pour 149,49 milliards de dollars de marchandises chinoises en 2025 selon Comtrade, dominées par cinq familles représentant environ 75 % du total : équipements électriques et électroniques (56,98 Md$), machines, réacteurs et chaudières (31,51 Md$), produits chimiques organiques (11,51 Md$), plastiques (6,83 Md$), perles et métaux précieux (5,14 Md$). Niches concrètes : composants d'assemblage, machines industrielles, intrants chimiques, plastiques, biens de consommation.
Au Pakistan, la demande s'articule autour du corridor CPEC, lancé en avril 2015 selon le Center for Strategic and International Studies, orientant les flux vers l'énergie, le transport, l'infrastructure, les machines textiles et l'électronique grand public. Au Bangladesh, le moteur reste la confection : un secteur évalué à 31,5 milliards de dollars selon le Département du Commerce américain, coton brut et machines textiles étant des catégories exonérées de droits. Aucune statistique bilatérale n'isole la part chinoise de ces importations : à vérifier sur Comtrade avant tout plan d'affaires.
Droits de douane et taxes : ce qui varie, ce qui ne varie pas
Le Pakistan dispose d'un accord de libre-échange bilatéral avec la Chine, aux côtés du Sri Lanka et de la Malaisie ; les lignes couvertes et leurs taux 2026 se vérifient poste par poste. L'Inde et le Bangladesh n'ont, eux, aucun accord bilatéral confirmé : la marchandise y entre sous le régime de la nation la plus favorisée.
En Inde, le tarif moyen pondéré s'établissait à 5,22 % en 2023 (WITS, Banque mondiale) ; le Customs Act de 1962, sous l'autorité du CBIC, organise le calcul en cascade : droit de base par position tarifaire, surtaxe de protection sociale, puis taxe intégrée sur les produits et services. Au Bangladesh, le droit moyen atteint 14,1 % toutes lignes en 2025 selon l'OMC, maximum 25 %, plus impôt anticipé de 5 %, TVA de 0 à 15 % et droit jusqu'à 500 % sur le luxe. Au Pakistan, les droits se calculent ad valorem par ligne du Système harmonisé, se paient en roupies et changent fréquemment selon le Département du Commerce américain, plus une taxe sur les ventes : aucun barème 2026 daté n'a été retrouvé, à reconfirmer via WeBOC.
BIS en Inde, PSQCA au Pakistan, BDS au Bangladesh : trois régimes de certification
En Inde, le Bureau of Indian Standards, créé par le BIS Act 2016, rend la certification obligatoire pour un nombre croissant de familles de produits, surtout l'électronique et l'informatique, via la Compulsory Registration Scheme et son portail crsbis.in. La liste évolue par ordres successifs, mise à jour jusqu'en 2026, et se vérifie produit par produit, la certification devant en général être obtenue par le fabricant. Coûts et délais n'ont pas été confirmés.
Au Pakistan, la PSQCA, créée par une loi de 1996, publie une liste d'articles à certification obligatoire et délivre, après essais, une marque PS Mark, dont la grille de frais, révisée en août 2017, n'a pas de version 2026 retrouvée. Au Bangladesh, 55 catégories de produits exigent un certificat aux normes BDS selon le portail des douanes, sans barème publié à l'endroit consulté. Règle commune : vérifier le statut de certification avant de lancer la production.
延伸阅读 产品技术文件:进口商必须持有的内容
Licences et enregistrement de l'importateur : IEC, IRC et l'absence d'équivalent unique au Pakistan
En Inde, l'Import Export Code (IEC), délivré par la Directorate General of Foreign Trade, est un identifiant obligatoire sans lequel aucune importation ne peut se faire ; il reprend le numéro de compte permanent de l'entreprise. Au Bangladesh, l'Import Registration Certificate (IRC), délivré en général sous trois jours ouvrés, est exigé de toute entreprise qui importe commercialement, et fixe une valeur annuelle maximale par produit.
Nos sources n'ont pas permis d'identifier, pour le Pakistan, un numéro d'enregistrement importateur comparable : les déclarations passent par le Pakistan Single Window, plateforme intégrée qui délivre en ligne licences, permis et certificats. À vérifier auprès du Federal Board of Revenue avant une première opération.
延伸阅读 中国原产地证书:作用与何时需要提供
Droits antidumping indiens visant la Chine : une liste vivante à vérifier poste par poste
L'Inde se distingue des deux autres marchés par l'activité de sa Directorate General of Trade Remedies (DGTR), qui instruit régulièrement des enquêtes antidumping visant la Chine. Au 27 septembre 2026, sa page des enquêtes en cours cite notamment, contre la Chine, des dossiers sur le tissu de sangle, des organophosphonates, des outils pour circuits imprimés, du papier peint, des rails de guidage d'ascenseur, de l'acide 6-amino-pénicillanique, des lentilles ophtalmiques semi-finies, de l'acier inoxydable laminé à chaud et des granulés de nylon 6, liste non exhaustive mise à jour en continu.
Il s'agit d'enquêtes en cours, pas nécessairement de droits définitifs : le statut exact et le taux applicable à un fabricant se vérifient sur le site de la DGTR avant de signer avec une usine sur l'une de ces familles. Nous n'avons pas trouvé, pour le Pakistan ou le Bangladesh, de dispositif comparable : le mécanisme indien reste le plus actif de la zone contre la Chine.
Ports, logistique et paiement depuis la Chine du Sud
Depuis le sud de la Chine, l'Inde dédouane l'essentiel de son fret par Nhava Sheva, environ la moitié du trafic conteneurisé cumulé des grands ports indiens, et par Mundra, 7,5 millions d'EVP sur quatre terminaux. Au Pakistan, Port Qasim, près de Karachi, exploite 18 postes à quai pour 89 millions de tonnes de capacité annuelle et revendique plus de 52 % des importations et exportations du pays ; Gwadar reste tourné vers le transbordement régional du CPEC. Au Bangladesh, le port de Chittagong (Chattogram) concentre plus de 90 % du commerce international du pays selon le Département du Commerce américain, porte d'entrée à cadrer avec le transitaire.
Aucune source ne donne de délai de transit chiffré vers ces destinations : à demander au transitaire à la réservation. FOB Chine du Sud convient à un acheteur qui organise son transport, CIF ou CFR quand un intermédiaire s'en charge jusqu'au port, DDP restant déconseillé tant que le vendeur chinois n'est pas déclarant en douane sur place. Côté paiement, l'usage reste un acompte puis un solde avant expédition, sur le compte professionnel de l'entreprise chinoise, jamais un compte personnel ; au Bangladesh, la lettre de crédit figure en plus parmi les documents exigés pour dédouaner. Tout changement de coordonnées bancaires par courriel se vérifie par appel direct.
延伸阅读 FOB贸易术语解析:含义、义务与价格(2020版Incoterms) · 中国海运:整柜(FCL)或拼柜(LCL),费用、时效与平衡点
Produits porteurs, étapes d'une commande et ce que Sorva fait pour vous
Les niches les plus documentées restent, en Inde, l'électronique grand public et les intrants chimiques ou plastiques ; au Pakistan, les équipements liés au CPEC et les machines textiles ; au Bangladesh, les machines de confection et le coton brut, portés par un secteur du prêt-à-porter de plusieurs dizaines de milliards de dollars. Un produit électronique destiné à l'Inde se cadre avec sa certification BIS avant commande, un produit chimique ou métallurgique avec la liste DGTR, un produit textile destiné au Pakistan ou au Bangladesh avec la liste PSQCA ou BDS.
Une première commande suit un enchaînement stable : cahier des charges, vérification de l'usine, échantillon validé, proforma avec incoterm, vérification de la certification et, pour l'Inde, d'une éventuelle mesure antidumping, suivi de production, contrôle avant chargement, fret jusqu'au port, puis dédouanement par l'importateur local, jamais par le vendeur chinois.
Sorva est une maison de sourcing et de négoce entre la Chine et le monde, basée à Guangzhou, adossée à une filiale chinoise dont l'objet social couvre le négoce, et à une société mère en France. Notre équipe sinophone recherche et vérifie les usines, organise visites et échantillons, négocie, fait contrôler la qualité avant chargement et organise le fret jusqu'au port retenu, en réunissant les documents utiles à la certification locale ou à la lettre de crédit ouverte par l'acheteur. Sorva n'est jamais l'importateur officiel dans le pays du client et ne dédouane pas sur place. Notre offre de base se facture en dollars hors UE, complétée par des options propres à chaque marché, dont un accompagnement BIS, PSQCA ou BDS, chiffrées sur devis. Contact : WhatsApp +33 6 15 55 62 52, [email protected].
延伸阅读 支付中国供应商:电汇与信用证 · 首次进口:十个步骤与代价高昂的错误
Retenez que ces trois marchés partagent le même besoin de sourcing en Chine mais divergent sur trois points : la certification produit, obligatoire côté BIS en Inde, PSQCA au Pakistan et BDS au Bangladesh, la structure des droits de douane, et l'exposition indienne aux enquêtes antidumping de la DGTR contre la Chine. Premier geste : vérifiez, avec le guide complet du pays visé, si votre produit relève d'une certification ou d'une enquête antidumping en cours.