Afrique du Sud : droits antidumping définitifs sur les pare-brise chinois, jusqu'à 129 %
Le South African Revenue Service a inséré le 7 septembre 2026 des droits antidumping définitifs sur les pare-brise avant originaires de Chine, allant de 12,92 % à 129,15 % selon le fabricant, après une enquête de l'ITAC qui a aussi mis en cause un contournement via la Malaisie.
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Le 7 septembre 2026, le South African Revenue Service (SARS) a publié les droits antidumping définitifs sur les pare-brise avant (position tarifaire 8708.22.10) originaires de Chine. Les taux retenus sont de 12,92 % pour Xinyi Automobile Glass et Dongguan Benson Automobile Glass, de 28,39 % pour Dongguan Kong Wan Automobile Glass, et de 129,15 % pour tous les autres fabricants chinois non nommés. BSG Auto Glass et Fuyao Glass Industry Group sont exclus de la mesure.
L'enquête de l'International Trade Administration Commission (ITAC) a par ailleurs établi qu'une partie des pare-brise chinois contournait les droits déjà en vigueur en étant réexpédiée via la Malaisie avant d'entrer sur le marché sud-africain. Une notice distincte du 4 septembre 2026 impose en conséquence des droits équivalents sur les pare-brise malais, de 12,92 % pour Xinyi Energy Smart Malaysia à 129,15 % pour les autres exportateurs malais.
La plainte à l'origine de l'enquête émanait de producteurs locaux de pare-brise automobiles, qui reprochaient aux fabricants chinois une vente en dessous de leur valeur normale, causant un préjudice à la production sud-africaine de pièces automobiles.
Sont concernés les importateurs, distributeurs et ateliers de réparation automobile sud-africains qui achètent des pare-brise de remplacement en Chine, directement ou via un pays tiers comme la Malaisie, l'Afrique du Sud appartenant par ailleurs à l'union douanière SACU avec le Lesotho, l'Eswatini, la Namibie et le Botswana.
Ce que cela change pour un importateur
Pour un importateur qui achète des pare-brise en Chine pour le marché sud-africain, la facture douanière augmente fortement, et de façon très différente selon le fabricant chinois retenu : vérifier le nom exact de l'usine avant de commander est désormais indispensable, de même que vérifier qu'aucune étape de réexpédition via la Malaisie n'expose à une double application des droits. Sorva aide à documenter l'origine réelle de fabrication avec l'usine, à vérifier si le fournisseur pressenti figure parmi les exclusions, et à évaluer, selon le cas, une alternative de sourcing qui ne tombe pas dans le périmètre de l'enquête.
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