Rangée de machines de découpe laser bleues alignées dans un hall d'usine.
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Vérifier une usine chinoise : licence, capital et visite

Beaucoup d'importateurs envoient un acompte à une société qu'ils n'ont jamais vérifiée. Cet article donne les contrôles concrets : business license, capital enregistré, périmètre d'activité, historique et visite.

Mis à jour le 18 septembre 2026

Exiger la business license avant tout paiement

Toute société chinoise enregistrée détient une licence d'exploitation, la business license, yingye zhizhao en chinois. Ce document est délivré par l'administration d'État chargée de la régulation du marché, la State Administration for Market Regulation. Il porte un numéro de crédit social unifié de 18 caractères, propre à chaque entreprise. Une société organisée transmet ce document sans hésiter : il est affiché dans ses locaux et exigé à chaque démarche, du compte bancaire à la douane. Un fournisseur qui tergiverse ou envoie une photo illisible doit être traité comme un signal d'alerte.

Un scan se falsifie facilement : le document ne vaut que par le numéro qu'il contient, à vérifier sur une source officielle, comme détaillé plus bas. Demandez la licence en même temps que la facture proforma, puis comparez les deux : le nom de la société facturante doit correspondre exactement au nom enregistré. Une différence, même d'un caractère, doit s'expliquer par écrit.

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Lire la licence : nom, capital, périmètre

La licence se lit en quelques minutes et livre des informations décisives : nom enregistré, représentant légal, date de création, capital enregistré, périmètre d'activité, adresse et durée de validité. Commencez par la date de création. Une société créée depuis quelques mois qui revendique des années d'expérience export doit l'expliquer. Vérifiez aussi que le représentant légal est bien celui qui signe vos documents.

Le capital enregistré se lit avec prudence. Depuis la réforme du droit des sociétés de 2014, ce capital est souscrit : les associés annoncent un montant, sans obligation de le verser en totalité. Une usine qui affiche plusieurs millions de yuans ne prouve donc rien sur sa trésorerie. Le chiffre garde une utilité : le rapport annuel déposé indique le montant réellement versé, et un écart marqué entre l'annoncé et le versé pose question. Reste le périmètre d'activité, qui liste les opérations autorisées. Cherchez la fabrication et la vente de votre catégorie de produits. Un périmètre limité au négoce signale une société de négoce, pas une usine. Certains produits exigent en outre un permis de production, à vérifier séparément.

Contrôler la société dans les registres officiels

La plateforme nationale de publicité du crédit des entreprises, gsxt.gov.cn, publie les informations déclarées par chaque société : capital, représentant légal, actionnaires, changements enregistrés, rapports annuels et sanctions administratives. La recherche se fait au nom ou, mieux, au numéro de crédit social unifié figurant sur la licence. Le site est austère et majoritairement en chinois ; notre équipe sinophone l'interroge au quotidien. Des services commerciaux comme Qichacha ou Tianyancha reprennent ces données officielles et les présentent de façon plus lisible, avec l'historique des changements et les sociétés liées.

Croisez ensuite l'historique. Une adresse qui change souvent, un représentant légal remplacé à répétition, des actionnaires qui entrent puis disparaissent : autant de signes à éclaircir avant de payer. Consultez aussi la base des jugements publiés, China Judgements Online, et les listes de sociétés sous exécution forcée. Une usine poursuivie pour des factures impayées présente un risque réel sur la continuité de votre production et sur votre acompte.

Usine réelle ou société de négoce

De nombreuses sociétés se présentent comme usines alors qu'elles négocient. Ce n'est pas illégal, et un négoce assumé rend parfois service. Le problème naît du déguisement : vous croyez traiter avec le producteur, alors qu'un intermédiaire achète ailleurs et revend, avec sa marge et sans maîtrise du process. Le périmètre d'activité donne une première réponse. L'adresse complète l'information : une zone industrielle parle production, un étage de bureau suggère du négoce.

Le compte bancaire tranche souvent le doute. Le bénéficiaire du paiement doit être la société nommée sur la licence et sur la proforma. Un acompte demandé vers un compte personnel ou vers une société tierce constitue un signal d'alerte sérieux : en cas de litige, vous ne savez plus contre qui agir. Ce schéma revient dans de nombreux dossiers d'escroquerie au sourcing. Exigez une justification écrite, et suspendez tout paiement tant que l'incohérence demeure.

  • Proforma au nom d'une autre société que la licence
  • Compte de réception détenu par un particulier
  • Adresse d'usine jamais montrée, ni en photo ni en direct

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La visite d'usine, sur place ou en direct

La licence donne une adresse d'enregistrement, qui n'est pas toujours celle de la production. Rien ne remplace une journée sur place : lignes correspondant à votre produit, machines en fonctionnement, effectif réel, postes de contrôle qualité, état des moules, stock de composants. Regardez aussi ce qui est affiché : le nom sur les panneaux doit correspondre à la licence, et les certificats accrochés doivent être au nom de la société. Une usine qui refuse toute visite mérite une explication écrite.

Quand le déplacement est impossible, deux solutions tiennent lieu de visite. La première : une visioconférence en direct, à l'heure locale, sans montage, des ateliers aux quais de chargement ; demandez que l'opérateur montre à l'écran un point que vous choisissez. La seconde : confier la visite à un tiers de confiance, qui documente ce qu'il voit. Notre équipe sinophone à Guangzhou se déplace dans toute la province du Guangdong, dont Dongguan, Shenzhen et Foshan, et envoie un compte rendu avec photos.

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Conformité produit et références clients

Une licence en règle ne dit rien de la conformité de votre produit. Selon la catégorie, exigez les documents correspondants : permis de production, rapports d'essai récents d'un laboratoire tiers, certificats applicables au marché visé, comme le marquage CE pour l'Union européenne. Contrôlez trois points sur chaque rapport : l'émetteur, le produit testé, la date. Un rapport au nom d'une autre société, ou portant sur un produit similaire, ne couvre pas votre commande.

Terminez par les références et l'échantillon. Demandez des contacts de clients export de taille comparable et questionnez-les sur les délais et la gestion des litiges. Comparez l'échantillon reçu au cahier des charges, pièce par pièce, puis figez un échantillon de référence signé par les deux parties. Ces pièces, ajoutées à la licence vérifiée, forment un dossier solide avant le premier acompte.

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Ce que Sorva fait pour vous

Sorva est une maison de courtage et sourcing. Notre équipe sinophone à Guangzhou vérifie chaque usine avant toute mise en relation : business license et numéro de crédit social unifié contrôlés sur les registres officiels, historique de la société, cohérence entre licence, proforma et compte bancaire, puis visite d'usine dans le Guangdong quand le dossier le justifie. Vous recevez un compte rendu clair : ce qui est confirmé, ce qui reste à surveiller, et les questions à poser au fournisseur.

Dans la plupart des cas, vous ne payez pas d'honoraires : vous ouvrez un dossier, nous négocions la marchandise pour vous et nous prenons une commission sur volume, prélevée sur la valeur départ usine. Notre intérêt est aligné sur le vôtre : une production conforme, au prix négocié.

Ce qu’il faut retenir

Toute vérification commence par la business license et son numéro de crédit social unifié, à contrôler sur la plateforme nationale de publicité du crédit des entreprises. Première étape : demander licence et proforma, comparer les noms, le périmètre et le compte bancaire, avant le moindre paiement.

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Questions fréquentes

01Le fournisseur refuse d'envoyer sa business license ?
Traitez ce refus comme un signal d'alerte. Toute société légalement enregistrée peut montrer sa licence : elle est affichée dans ses locaux et exigée à chaque démarche. Sans licence vérifiable, pas d'acompte. Passez au fournisseur suivant ou faites identifier la société à partir des éléments dont vous disposez.
02Un capital enregistré élevé prouve-t-il la solidité d'une usine ?
Non. Depuis la réforme de 2014, le capital est souscrit et pas nécessairement versé : le montant affiché peut être éloigné de la trésorerie réelle. Il sert de point de cohérence, à croiser avec l'ancienneté, les rapports annuels et la visite sur place.
03Comment vérifier une usine chinoise sans s'y rendre ?
Quatre contrôles filtrent l'essentiel : vérifier le numéro de crédit social unifié sur gsxt.gov.cn, comparer les noms de la licence, de la proforma et du compte bancaire, exiger une vidéo en direct des ateliers, faire faire une visite documentée par un tiers de confiance.
04L'adresse de la licence est-elle celle de l'usine ?
Pas toujours. L'adresse d'enregistrement est parfois un simple bureau. Demandez l'adresse de production, vérifiez-la par vidéo ou par visite, et exigez qu'elle figure sur la proforma.